Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 21:12

Auteur : Jean d'Aillon

Références bibliographiques : ( lien )

Dans tous les régimes, à toutes les époques, à toute échelle, les intrigues et complots ont prouvé l'ambition des hommes et leur petitesse. L'époque abordée dans ce roman historique n'en manque pas. Il se passe en l'an de grâce 1642 et 1643, vers la fin du règne de Louis XIII. Richelieu est mort et les intrigants luttent pour prendre le pouvoir que le Grand Satrape laisse vacant.

Néanmoins, un jeune italien : Juilius Mazarini a été désigné comme son successeur par Richelieu. Mais la tâche ne lui est pas aisée pour autant. Les Grands de la cour ne l'entendent pas de cette oreille. Surtout que le Dauphin n'a même pas cinq ans. Gaston de Tilly, commissaire au Châtelet et ami de Louis Fronsac (notaire, récemment anobli chevalier de Mercy) mènent l'enquête sur des crimes peu ordinaires.

Notamment la mort mystérieuse d'un commissaire, d'un assassin semant la panique en blessant mortellement des femmes seules, la nuit dans les rues de Paris. Le notaire et ses proches se retrouvent au centre d'actions dangereuses qui laissent entrevoir un complot contre le roi. Alors que ce dernier pardonne à ses ennemis d'hier et qu'ils reviennent à la Cour tisser leurs toiles.

Nobles, courtisans, juristes et manants vont et viennent tout au long de cette peinture pittoresque du XVII° siècle. On y assiste même aux débuts d'un certain Jean-Baptiste Poquelin... Pendant que l'ennemi se masse aux frontières et que le jeune prince de Condé est envoyé avec ses soldats tenter de les retenir, chacun à la Cour se bat pour ramasser les miettes que pourrait abandonner Louis XIII atteint d'une maladie inconnue depuis l'hiver.

Par son intelligence, ses déductions, grâce à l'aide de quelques amis puissants aussi, Louis Fronsac se retrouve au milieu (et se sort aussi) de situations périlleuses. Il éclaircit certains mystère et n'hésite pas à payer de sa personne pendant que l'on reconstruit son 'château' à Mercy. Le marquis de Fontrailles et ses sbires ne sont pas les moindres de ses opposants !

Ce roman historique semble très bien documenté et dépeint la vie parisienne en 1643 comme si nous y étions. Cette vie est abordée tant à la Cour que dans les rues, les bas-fonds et les campagnes. Hormis le début que j'ai trouvé un peu lent (j'avais déjà fait connaissance de l'époque grâce à "La conjecture de Fermat" du même auteur), l'action est au rendez-vous. Le seul bémol que je mettrais, c'est que je trouve dommage que l'Histoire ait totalement oublié un si grand héros. A moins que ses exploits ne soient exagérés ou que ce soit un héros encore plus discret que Jean-François Deniau !

Par Philippe Infarnet - Publié dans : Livres lus
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