Le linguiste était presque parfait
03 avr. 2016
Auteur : David Carkeet
Références bibliographiques : lien
Dans une crèche un peu étrange, des linguistes étudient le langage et l'acquisition du langage chez leurs pensionnaires de bas âge. On ne peut pas dire que la concorde règne au sein de ce petit monde en concurrence permanente. Le directeur semble sur sa propre planète. Chaque linguiste dispose de son propre bureau pour y mener ses propres recherches. Et chacun porte un regard hautement critique sur les autres. Jeremie Cook est l'un deux et est particulièrement acerbe à l'égard de ses congénères.
Débarque dans ce petit monde un journaliste indépendant. Ce qui perturbe au plus haut point l'équilibre fragile de l'écosystème. Le lendemain, un linguiste est retrouvé mort dans le bureau de Jeremie. Commence alors pour lui un bras de fer entre l'inculpation et la folie. Un inspecteur aux méthodes très personnelles, des puéricultrices plus ou moins cibles des machos présents complètent le tableau et le rendent très vivant (voire loufoque). La narration suit les pépripéties de Jeremie et nous expose son point de vue.
Il apparait très vite que les relations entre individus sont le point central de ce roman policier. Ainsi que nos absurdités quotidiennes et la façon dont l'herbe apparait plus vertes aux yeux des envieux. Le ton est enjoué et ne se prend jamais au sérieux. Le lecteur se prend facilement au jeu des sympathies et se laisse mener au gré de l'intrigue. Personnellement j'ai bien aimé l'atmosphère qui se dégage de ce livre. Une gaité comme j'aimerais en retrouver plus souvent dans mes lectures. Bref, je vous le recommande chaudement si vous aimez les livres légers et divertissants.