Pas mieux
21 mai 2016
Auteur : Arnaud Le Guilcher
Références bibliographiques : lien
Comme disait Coluche, c'est l'histoire d'un mec... Dont la femme revient pour Noël avec son gamin, quinze ans après. Sans explication, comme si rien ne s'était passé entretemps. Elle s'installe dans sa vie, dans son lit comme si c'était parfaitement naturel. Et la vie doit reprendre son cours de long fleuve tranquille. Sa vie à lui est un peu ratée, pas folichonne mais pas totalement vide non plus. Il est gérant d'un pressing en compagnie de Takeshi Kurosawa, obsédé sexuel notoire. Ses autres amis sont Richard, un véritable loser certifié. Et Darius le tenancier du Graceland local, bar sans prétentions... Plus Prosper, bouledogue anglais alcoolique.
Le fiston, gothique authentique, s'appelle comme son papa et la maman s'appelle Emma. Le retour de la mère cause de nombreux soucis financiers et la débâcle est proche. Surtout lorsqu'une des machines du pressing rend l'âme. Sans compter le lycée privé du gamin et les journées remplies d'inconnues de la maman... Le blanchisseur retrouve ses mauvais penchants pour la bibine et le côté obscur de l'argent... De plus, une des profs du fiston souhaite rencontrer les parents. Et vogue la galère, advienne que pourra !
Je ne vous en raconterai pas plus pour ne pas déflorer l'histoire. On ne connait jamais le nom du héros. Le récit est fait à la première personne et ne lésine pas sur l'auto-dérision ni les coups tordus. Ce roman fait suite aux aventures qui ont eu lieu quinze ans auparavant et qui s'appelle "En moins bien", auto-biographie dudit héros... Il n'est pas nécessaire de l'avoir lu pour s'immerger dans "Pas mieux". C'est méchamment drôle, caustique, tendre, etc... Une vraie tranche (et même plusieurs) de rigolade et de réflexions sur la perversité de notre monde moderne occidental et décadent.