La théorie Gaïa

Auteur : Maxime Chattam

Références bibliographiques : ( lien )

Peter et Emmanuelle DeVonk sont chercheurs universitaires. Lui en génétique et elle en paléoanthropologie. Quand un haut fonctionnaire européen les contacte (ainsi que Benjamin, le frère d'Emma) dans le but d'une enquête sur une caisse noire, leur curiosité est piquée et les trois scientifiques se lancent dans l'aventure sans réfléchir. Les hommes partent dans le froid du Pic du midi tandis que la femme se retrouve dans les tempêtes tropicales de Fatu Hiva.

Les uns comme les autres doivent faire face aux hostilités climatiques en plus de celles humaines plus ou moins prévisibles. En effet, depuis quelques années, suite aux diverses surexploitations, le climat se dérègle devenant de plus en plus dévastateur et imprévisible. Ben et Peter subissent des vents froids accompagnés de neige, ce qui empêche le téléphérique de quitter les stations haute ou basse. Emma subit un ouragan qui échoue le chalutier dans lequelle elle arrive (presqu') à bon port aux Marquises.

Ben et Peter se retrouvent plongés dans une enquête administrative aussi fastidieuse qu'hostile pendant qu'Emmanuelle affronte les éléments déchainés et une brutale disparition de la population locale. On se demande pendant longtemps d'où vient le titre de ce roman, quand, tout à coup, la théorie vient prêter un sens aux événements ! Mais c'est un peu tard pour le lecteur qui aurait été attiré par un nouveau traitement de cette théorie dans laquelle la Terre (déesse Gaia chez les Grecs anciens) serait un superorganisme autorégulateur capable d'équilibrer sa propre santé en jugulant les excès des organismes participant à son existence. La version développée est intéressante, inquiétante même, mais ne justifie pas (à mes yeux) le nombre de pages consacrées dans ce roman...

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