Station Dumas
24 avr. 2017
Auteur : Bertrand Puard
Références bibliographiques : ( lien )
Sixième et dernier opus dans la série des Effacés, Station Dumas nous offre des flashbacks en 1974 dans la station de métro éponyme et nous dévoile les origines des relations entre les divers protagonistes des épisodes précédents. Quant aux adolescents, ils font comme d'habitude : de leur mieux afin de percer les mystères qui les menacent et déjouer les complots politico-financo-mafieux qui sous-tendent lesdits complots.
C'est avec appréhension (et quelques mois après leurs autres aventures) que je me suis plongé dans ce volume. Effectivement mes a-prioris entachent mon regard et troublent sans doute mon approche. Il y a toujours de l'action, des énigmes, des surprises... Mais (en ce qui me concerne) le coeur n'y est plus.
En recherchant des références pour cette série (et d'autres lectures récentes) j'ai découvert le terme "page-turner". Si c'est effectivement un challenge pour l'auteur, ce ne me semble pas une garantie vis à vis de la longévité du bon souvenir dans la mémoire du lecteur. Retenu par la manche, prisonnier d'un suspens trop souvent artificiel, par des révélations tellement différées qu'elles en deviennent secondaires, le lecteur développe rapidement l'envie de passer à autre chose une fois son page-turner refermé. Et d'oublier le sentiment de vacuité qui lui en reste. C'est malheureusement mon impression face à une série qui tente de dénoncer une corruption, une soif de pouvoir et/ou d'argent, un affaiblissement de la morale ambiante. Je me demande à quel point ce but est atteint... Je trouve ça dommage. Je serai heureux de connaître votre point de vue à ce sujet.