Origine

Auteur : Dan Brown

Références bibliographiques : ( lien )

Edmond Kirsch accomplit des miracles dans le domaine de l'intelligence artificielle. En tant que pape de la futurologie, ses prophéties se sont toujours avérées. En athée convaincu, il combat les religions obscurantistes depuis son plus jeune âge. Alors, quand il convoque le gratin des V.I.P. pour une rencontre au musée Guggenheim à Bilbao, le monde entier se bouscule au portillon, rediffusion sur le web comprise ! Sauf que les événements ne tournent pas réellement comme il l'avait prévu... Et la révélation tant attendue semble compromise.

Heureusement que le professeur Langdon est un ami proche d'Edmond et qu'il est invité à Bilbao aussi. Sans compter qu'Ambra, la belle conservatrice du musée, est aussi la fiancée de Julian, le prince héritier de la couronne d'Espagne. Mais c'est à double tranchant puisque l'archevêque Valdespino, conseiller personnel du roi est également un catholique traditionaliste que les débordements anti-religieux d'Edmond ne réjouissent absolument pas. En dire plus reviendrait pour moi à en dire trop... A vous de découvrir par vous-même ce que nous a concocté l'auteur !

Sans vouloir vous gâcher votre plaisir, je trouve qu'il il y un brouillard de fausses pistes, que les révélations fracassantes annoncées ne cassent pas trois pattes à un canard... Bref, beaucoup de vent pour pas grand chose... Quand on est adepte de science-fiction, les tentatives de Dan Brown (ou de Ruffin) dans le domaine paraissent bien fades. Isaac Asimov n'est même pas (ne serait-ce que) cité concernant la déontologie appliquée aux intelligences artificielles alors que ses trois lois de la robotique sont une référence depuis bien longtemps.

Robert Langdon se retrouve comme un cheveu sur la soupe (il le dit lui-même) au milieu de tout cet art contemporain. Le duo Langdon/conservatrice nous fait à peine visiter Bilbao ou Barcelone. Il y a beaucoup de thèses scientifiques et religieuses expliquées. Bien que je sois favorable et même demandeur de cette vulgarisation, je trouve qu'elle ne s'intègre pas spécialement bien dans le récit. Que les aspects artificiels ou tirés par les cheveux ressortent un peu trop... Bref, je ne dirai pas que c'est mon Dan Brown préféré. Je ne dois pas figurer au coeur de la cible visée par ce roman... A vous de voir si vous vous êtes plus dans cette mouvance.

Retour à l'accueil