Harry Potter et les reliques de la mort
21 nov. 2008Auteur : Joanne Rowling
Références bibliographiques : ( lien )
Septième et dernier tome de la série, cette poursuite des reliques de la mort est aussi le plus épais. L'intrigue démarre peu après la fin du sixième tome. Les Mangemorts s'affichent de plus en plus. L'Ordre du phénix n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été. Bref, le monde des sorciers est durement secoué.
Harry et ses amis poursuivent la mission que leur a confiée Dumbledore en respectant le secret qu'il leur a fait jurer. Ils traversent de nombreux lieux, affrontent de nombreux dangers et subissent surtout l'épreuve du doute. Voldemort prend officieusement le pouvoir mais laisse ses séides occuper les postes officiels. Rogue, notamment, devient directeur de Poudlard. Harry, Hermione et Ron se cachent, changent de cachette chaque jour, les Mangemeorts retrouvant leur trace avec une étonnante facilité.
Cependant, la quête dure. Elle dure longtemps, même. Les doutes, les échecs ébranlent leur conviction d'oeuvrer dans le bon sens. A tel point que... Non, je ne vous le dirais pas. Il y a tellement peu de suspense dans ce livre que je ne voudrais pas gâcher vos (votre ?) surprises.
En gros, les aventures se succèdent sur plus de 800 pages. Pas franchement excitantes, elles ne font pas avancer l'intrigue réellement non plus. Elles servent à planter le décor, faire mûrir Harry plus qu'en six tomes (six ans d'études à Poudlard). Mais la vraie évolution se produit dans les 100 dernières pages, alors... La fin est assez attendue. Bref...
Environ deux kilos de papier (800 pages grand format), heureusement qu'il n'est que broché. Bonjour les crampes. Peut-être que l'auteur (l'éditeur sûrement) veut relancer la mode du lutrin ? Avec des illustration H.P., c'est un produit dérivé auquel ils n'ont pas encore songé. Etonnant, non ? En ce qui me concerne, pendant les 600 premières pages, j'ai lu environ une phrase sur quatre. Ce n'est pas dans mes habitudes. Cependant, je dois avouer que je n'ai rien perdu de la psychologie des personnages ni de l'intrigue qui avance au train d'un escargot asthmatique.
Passons... Cela donne environ 350 pages correctes. En condensant, en faisant de même avec le tome six et en accolant le résultat, on aurait pu avoir un bon livre, digne de ce nom. Seulement, qu'arait-il resté à dire pour pondre le septième tome ? Sans parler des incohérences... La chasse est ouverte aux sang-de-bourbe, aux sang-mélé, aux opposants des Mangemorts. Mais Rogue n'est même jamais mis en cause au sein du mouvement. Alors qu'il est sang-mélé connu (officiel depuis le sixième volume). Sans parler des lâches, des traîtres, des faux-traîtres, de tout ce qui fait rebondir cette aventure au goût de feuileton télévisé sans âme.